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Articles de Presse et avis de La Fanfare P4

vendredi 11 mai 2012

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lundi 09.08.2010 - La Voix du Nord - Entretien avec Bastien Charlery

La Fanfare P4 enfile de vieux uniformes réformés pour servir le culturel drapeau des Balkans

« Gamin, je m’étais juré que je ne jouerais jamais d’accordéon de ma vie. » Bastien ...

(Charlery pour l’état civil), toulousain de naissance, « monté à Lille par amour », a quand même fini par mettre des bretelles à son piano. Il a presque la trentaine, des airs de saltimbanque et toujours le sourire accroché au visage. « J’ai rencontré un accordéoniste bulgare à Toulouse », résumele musicien pour expliquer comment il s’est retrouvé en Bulgarie pour apprendre les bases de l’accordéon. Lui, qu’on croise parfois au sein du Bal d’Areski de la compagnie du Tire-Laine, s’éclate en ce moment au sein d’une autre formation : la Fanfare P4.

P4, comme « la fanfare des réformés », s’amuse Bastien, pas mécontent de collectivement détourner le concept de fanfare militaire.

L’aventure a commencé il y a quatre ans. La bande de copains, qui a compté jusqu’à onze musiciens (mais un seul réformé P4 au regard de l’appel sous les drapeaux), est aujourd’hui composée de Lillois, de Parisiens et de Toulousains. Ils ne sont plus que neuf, tous intermittents du spectacle, âgés de 24 à 35 ans : deux percussions, deux tubas, un saxo, une clarinette, une basse électrique, un accordéon et une danseuse. « C’est une fanfare qui ne ressemble pas aux autres fanfares », prévient Bastien. C’est un peu sommaire comme explication mais après ça devient plus clair.

Visuellement, la différence s’affiche. Sur scène, cette sympathique compagnie se présente en uniformes. Jusque-là rien de surprenant sauf que ceux-là ont été « piqués » dans les surplus de fanfares du Rajasthan. « Que des trucs rincés et dépareillés. La danseuse du groupe les a trouvés quand elle faisait des études de danse classique en Inde. » Imperfections et énergie

D’autres différences ? Oui. « Normalement, un accordéon ça n’a rien à faire dans une fanfare. » Les « P4 » lui ont trouvé une place de choix.

Leur univers ? « Il y a quelques compositions, sinon le reste est emprunté au répertoire des musiques populaires grecques, bulgares et turques. C’est quelque chose de plutôt festif. » Ils sont imprégnés de toutes les musiques des Balkans. « Pour beaucoup, la musique des Balkans, c’est forcément Goran Bregovic. On est là pour leur prouver le contraire. » À tous ceux-là, comme à ceux qui collent encore l’adjectif ringard aux fanfares, les « P4 » adressent, au travers d’un album sorti au début de l’été, un message aussi festif qu’exotique : La Fanfare fait son Pazar, sorti le mois dernier. Du son mais pas seulement, puisque le CD s’accompagne d’un DVD, dont les images ont été captées lors d’un concert au Florida à Agen. « Il nous ressemble vraiment. Avec nos imperfections et notre énergie. » Bastien est le premier à reconnaître que toute cette musique vit mieux sur scène qu’enfermée dans une pochette en plastique. « Tout le monde a une autre vie artistique avec d’autres formations, mais on essaie, quand tout va bien, de faire une quarantaine de dates ensemble.

 » Ils reviennent d’Avignon : « Ça ne restera pas le meilleur souvenir de l’été. » Pendant un petit boeuf, des riverains grincheux ont confondu concert en plein air et tapage nocturne. Dans la liste des concerts à venir, il y aura au moins une « sortie » à Lille. La date n’est pas encore bouclée - ce sera fin septembre. L’endroit, lui, est connu : la Maison folie de Wazemmes. • EM. C.

L’album « La Fanfare fait son Pazar » est sorti le 12 juillet. La Fanfare P4 sera en concert fin septembre à la Maison folie de Wazemmes.

Agen. Grain de folie chez P4 PUBLIÉ LE 26/11/2009 | LA DÉPÊCHE DU MIDI

La fanfare toulousaine d’inspiration des musiques de l’Est s’est posée au Florida pour une résidence d’une semaine. Elle a ainsi investi les murs de la scène rock agenaise pour préparer un concert destiné à devenir le premier album et DVD live de la troupe P4. Ils portent des costumes militaires blancs bardés d’épaulettes rouges. Ils sont pourtant loin de l’univers musical de l’armée. P4 distille plutôt de la musique festive, importée des Balkans, où se mêlent accordéons, tubas, basses et saxophones. Tout a débuté en mai 2006. Une bande de potes férus de musiques de l’est décide de réunir leurs talents : « Nous faisions partie de groupes différents. A ses débuts, P4 devait nous servir à honorer les plans à l’arraché que nos groupes respectifs ne voulaient plus faire. On a surtout commencé à faire de la rue », raconte Bastien Charlery, accordéoniste et chanteur du groupe. Les neuf musiciens du groupe partagent alors leurs expériences musicales récoltées lors de leurs voyages à l’étranger : « Certains d’entre nous étaient partis en Turquie, d’autres en Inde, d’autres encore en Europe de l’Est. Nous voulions tous retranscrire avec P4 l’esprit festif de cette musique traditionnelle. On s’est attaché à en garder l’esprit. » Très vite, P4 allie la danse aux notes et une danseuse orientale les rejoint. De la rue à la scène P4 ne résiste cependant pas aux sirènes de la scène et très vite retrouve les lumières aveuglantes des salles de concert : « Dans la rue, il faut aller chercher son public, c’est à nous de gagner l’espace… Une salle c’est comme une boîte noire. Les gens n’ont rien d’autre à faire que vous regarder. Sur scène, nous avons des arrangements de morceaux plus ciselés. Mais c’est surtout la maturité du groupe qui a amené un set plus carré. » Désormais, P4 se frotte aussi aux compositions écrites par les deux accordéonistes du groupe : Bastien et Florian : « Un label s’est intéressé à notre musique et a décidé de nous produire. Depuis un an, P4 créé ses propres morceaux sans oublier l’essence de son style musical venue des Balkans. Notre premier album sera le live au cœur du Florida, une salle qui nous a donné un sacré coup de pouce il y a un an lorsque nous somme déjà venus travailler nos concerts ici », ponctue Bastien. Une bande de potes férus de musiques de l’Est.

AVIS

....entrent en scène les dix furieux, plus une danseuse, de la Fanfare P4. Clarinette, saxophone, tambour, percussions, quatre gros cuivres et... deux accordéons. Un gros pour le petit, un petit pour le grand. Il est 23h37. Comment dire ? Peut-être pourrait-on parler de tsunami sonore...

La danseuse n’est pas simplement décorative. Chaque morceau donne lieu à une chorégraphie collective. Tournoiement dans tous les sens. Les instruments se croisent et se décroisent.

La fanfare P4, c’est en quelque sorte un volcan en éruption. Il y aurait je ne sais combien de sensations à en garder. Pour l’instant, ça se bouscule un peu dans ma tête. Emergent cependant la danseuse et les deux accordéonistes. En regardant quelques images de ces deux complices, j’ai pensé à Don Quichotte et à Sganarelle.

La fanfare P4, c’est comme si l’armée mexicaine s’étaient emparée des rythmes des balkans. Comme disent les systémiciens, l’ordre nait du désordre. L’ordre n’apparait qu’après coup, au terme d’une déflagration indéfiniment répétée.

Don Quichotte et Sganarelle prennent de plus en plus d’importance au fil du concert. Ils sont encore plus inépuisables que les autres. Ils se répondent, ils dialoguent. Le reste de la troupe leur emboite le pas. Un pas zigzaguant.

A la fin, ça bouge de tous les côtés, sur la scène et parmi les spectateurs. A se demander si les piliers de la halle eux-mêmes ne sont pas en train de danser.

la fanfare P4, remarquable phénomène musical reprenant des airs traditionnels des Pays de l’Est, et accompagné d’une danseuse assez envoutante…

La Fanfare P4 : 9 musiciens et 1 danseuse vous emmènent à la croisée des répertoires traditionnels bulgares, macédoniens, grecs, turques et klezmer, le tout avec humour et créativité.

Comme un air de nouvelle Europe.

par le Musée Saint-Raymond qui accueille sur son parvis la burlesque Fanfare P4 : aucun sérieux, de la joie et une jolie danseuse.

Lundi soir 7 juillet, la Fanfare P4 nous a offert une formidable prestation aux teintes balkaniques . Sous une pluie de notes chaudes distillées par les cuivres, les accordéons et les autres instruments, un chanteur bassiste aux intonations exquisement surrannées et une envoutante danseuse nous ont emmenés dans un voyage euphorique vers les bordures de l’Adriatique.

La musique emplit l’air lourd. Joueurs de badminton et flâneurs en transat tournent leurs regards vers le chalet des glaces. Les rythmes balkaniques de la Fanfare P4 fusent. Avec leurs improbables et dépareillés uniformes du Rajasthan, les Toulousains aiguisent la curiosité des petits, qui s’agglutinent à quelques centimètres des musiciens loufoques. « C’est des militaires », assure Ruddy d’un ton docte à sa voisine. « Non, c’est des clowns », tranche-t-elle, bêcheuse.

Autant dire que la soirée sera longue, belle et ô combien exotique. Avec neuf musiciens -et une danseuse !- capables de tout, à commencer par nous faire croire qu’ils arrivent tout droit des Balkans après avoir chipé les sons, la créativité, l’humour, le culot et la vivacité (ils le disent eux-mêmes !) de tous les pays qu’ils ont un jour traversés dans les diverses formations au sein desquelles ils ont aussi joué : Ti Rom, Pipototal, Curcuma, Oncle Strongle, Kocka Neba, Pulcinella, La Marmaille, Aldona, pour n’en citer que quelques uns.

Plusieurs des membres de la fanfare P4 sont allés se nourrir d’influences en Bulgarie, Grèce, Roumanie, Turquie, Maroc, Egypte ou Rajasthan. Le groupe puise son répertoire dans les musiques balkaniques, celles que l’on joue pour les mariages, baptêmes, circoncisions ou enterrements. Elle fait découvrir un univers musical peu connu, audacieux et parfois complexe comme le kiutchek, danse répandue dans la musique tsigane bulgare, ou le zeïbekikos, danse des rebelles au pouvoir ottoman. Actifs dans différentes formations (Ti Rom, Pipototal, Curcuma, Kockaneba, Pulcinella...), et forts d’expériences pluridisciplinaires au contact du cirque, de la danse ou du théâtre, les P4 partagent la même passion d’une musique vivante, improvisée, populaire.

Véritable lien scénique entre musiciens et public, la danseuse Alice Alban-Zapata donne corps à la musique en interprétant différentes danses tsiganes, de la danse kalbelya du Rajasthan au style gitan-rom d’Europe de

l’Est et de Turquie en passant par le sharqi oriental ou encore le kathak, danse classique du nord de l’Inde

"musique metissée et colorée sur fond d’harmonies des balkans, la formation P4 inclut naturellement des elements de funk, de jazz, de rock dans un répertoire traditionnel modernisé".


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